Solidarités International

Avec le sac potager, faisons fleurir des garde-manger dans   
les camps de réfugiés.

Alain Boinet
Fondateur de
SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

Comprendre le problème En savoir plus sur le sac potager

Mobilisons-nous contre la faim. Donnons les moyens à ceux qui n'ont pas accès à la terre de se nourrir

Objectif : Offrir des sacs potagers à 600 ménages des camps de réfugiés du Rakhine
 et 280 familles des camps du Kachin au Myanmar
 

Je finance un sac - 34 €

Dans les bidonvilles et les camps de réfugiés, grâce aux sacs potagers, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL apporte une solution concrète et efficace aux familles qui manquent d'argent et d'espace cultivable pour se nourrir. Participez-vous aussi à cette mobilisation. Offrez des sacs potagers aux réfugiés birmans dans nos camps au Myanmar (Etat du Rakhine et du Kachin).

En finançant un sac, vous contribuez à l'ensemble du projet :
>créer une pépinière
>distribuer du matériel agricole (semences, plants, outils, fumier, terreau)
>former à la réalisation de sacs potagers
>suivre individuellement les bénéficiaires.

L’agriculture au secours des réfugiés birmans

Avec environ 43,5% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, l’Etat du Rakhine est l’un des régions les moins développées du Myanmar. Sujet à de nombreuses catastrophes naturelles,  le Rakhine est l’objet d’un autre bouleversement : depuis 2012 une forte violence communautaire a poussé 140 000 Rohingyas, la minorité ethnique, à l’exil. Selon un sondage d'Action contre la Faim, dans les camps de réfugiés de Rathedaung et Pauktaw,où Solidarités International intervient,  seul 12,4% des enfants ont un régime alimentaire satisfaisant et 10,5% présentent un taux de malnutrition aiguë.

Depuis 2012 nos équipes soutiennent les réfugiés de 14 camps de l’Etat du Kachin au Myanmar. Ces familles ont fui leur village à la suite du conflit opposant l’armée birmane à l’armée indépendantiste depuis 2011. La production alimentaire est fortement limitée par le manque d’espace dans les camps et par les difficultés des familles à trouver un lopin de terre en dehors où il est difficile de sortir sans autorisation.

Pour permettre à ces familles d’avoir accès à une alimentation à la fois plus complète et plus variée que les distributions alimentaires, nos équipes leur apportent une solution aussi simple qu’efficace : cultiver des légumes en sac.

Une solution : le sac potager

Comment le sac potager permet de produire des légumes dans les bidonvilles et les camps de réfugiés ?

En 2007, pour répondre à la flambée des prix des denrées de base et à l'impossibilité
pour des milliers de personnes de se nourrir, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL met en place dans le
bidonville de Kibera au Kenya, une technique simple et innovante : le sac potager. Depuis l'ONG a
développé cette technique dans d'autres pays : Sud-Soudan, Haiti, Somalie, Cameroun, dans les camps en
Thaïlande et au Myanmar et cherche à faire bénéficier cette approche à toujours plus de familles.

Ils témoignent
en vidéo

La méthode de fabrication d'un sac potager

  • 1

    Couvrez le fond du sac avec de la terre, placez un cylindre dans le milieu du sac et remplissez-le de quelques pierres.

  • 2

    Tout en gardant le cylindre rempli de pierres, mettez un peu de terre tout autour puis secouez le sac pour tasser la terre.

  • 3

    Soulevez le cylindre de façon vertical et recommencez le processus jusqu'à ce que le sac soit rempli jusqu'en haut.

  • 4

    Faites quelques trous sur les côtés du sac. Arrosez d'eau jusqu'à ce que la terre en soit saturée.

  • 5

    Plantez 30 à 40 plants de légumes sur les côtés et le dessus du sac.

  • 6

    Arrosez la terre tous les 2 à 3 jours pendant la saison des pluies (si nécessaire), et tous les jours en cas de sécheresse.

Accompagner les communautés locales

Les équipes de SOLIDARITES INTERNATIONAL sélectionnent les familles les plus vulnérables pour les former à l’agriculture en sac et organise un suivi afin de les autonomiser dans leur démarche et assurer ainsi leur sécurité alimentaire.
Sélection des personnes bénéficiaires

Les personnes bénéficiaires sont sélectionnées sur des critères bien précis. Seuls les ménages les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire sont choisis. Par ailleurs, dû à la présence d’autres ONG dans les camps, les ménages qui reçoivent un support similaire ou des allocations sont écartés.

Parmi les plus vulnérables, on retrouve prioritairement les personnes âgées, les femmes seules à la tête d’un foyer et les personnes handicapées (mental et physique). Les femmes sans source de revenus pour travail domestique ainsi que les foyers avec de nombreuses personnes à charge (enfant et personnes âgées). Suivent les revenus les plus faibles avec la volonté et la motivation d’investir leur temps dans la formation, avec suffisamment d’espace pour cultiver et un accès à l’eau. . L’objectif est de cibler au mieux les personnes bénéficiaires et de faciliter l’adhésion au projet.

Suivi des activités et de leur impact

De par l’expérience acquise par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, l’équipe a développé des outils de suivi à chaque étape de la mise en place du projet et sur une base mensuelle : fiche d’enregistrement des bénéficiaires, outil de suivi de la progression des activités, photographies, visite-terrain, etc...

Sous la responsabilité du superviseur, les mobilisateurs communautaires ont la responsabilité de suivre les plantations, de vérifier que le sac potager a été dressé correctement et de fournir des conseils.

Une logique de développement durable

A la convergence entre la lutte contre la pauvreté et le développement durable, ce projet a vocation à se déployer à terme sans aide extérieure et permettre ainsi une autonomisation alimentaire des populations déplacées.
IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX
  • Utilisation d’objets de récupération
  • Faibles quantités d’eau nécessaires
  • Promotion d'engrais organique
  • Utilisation de fongicide et d’insecticide bio
  • Sensibilisation aux techniques d’irrigation pour empêcher l’évaporation et l’égouttement
IMPACTS ECONOMIQUES
  • Les familles font des économies en produisant leurs légumes : pendant la période des récoltes 3 repas par semaine sont générés
  • Génération de revenus : 4 ou 7 sacs potagers sont fournis à chaque ménage, et les surplus sont vendus sur les marchés
  • Création d’activité dans les camps
IMPACTS SOCIAUX
  • Amélioration de l’alimentation des familles : repas plus nombreux et mieux équilibrés jusqu’à 10 variétés de légumes sont proposées
  • Implication des communautés et des autorités locales : mobilisateurs communautaires
  • Redonner une activité aux bénéficiaires leur permet de retrouver l’estime d’eux-mêmes

Ils témoignent

Découvrez le témoignage des habitants de Kibera ayant bénéficié du programme d’agriculture urbaine, et son impact sur leur quotidien.